Demandeurs d’asile : l’Allemagne encourage les retours volontaires

1 févr. 2017

L’Allemagne augmente son aide financière aux demandeurs d’asile qui s’engagent à retourner volontairement dans leur pays. Dans le cadre du programme StarthilfePlus, qui débute ce 1er février en coopération avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), elle accroît de 40 millions d’euros l’enveloppe prévue pour les accompagner.

Berlin veut encourager le retour volontaire des demandeurs d‘asile, notamment lorsqu’ils ont peu de chances de pouvoir rester en Allemagne © picture alliance/dpa Agrandir l'image (© picture alliance/dpa) Ce programme s’adresse aux demandeurs d’asile qui ont peu de chances de voir leur demande acceptée, ou bien à ceux qui ont davantage de chances mais qui préfèreraient retourner dans leur pays d’origine pour y prendre un nouveau départ. Il a pour objectif de les encourager à prendre leur décision de retour le plus tôt possible.

Les demandeurs d’asile âgés de douze ans et plus auront ainsi droit à une aide de 1 200  s’ils s’engagent au retour et retirent leur demande d’asile avant la fin de la procédure. Ils auront droit à 800 € si leur demande a déjà été rejetée mais qu’ils quittent l’Allemagne avant la fin du délai de départ sans déposer de recours.

Un régime transitoire est prévu pour les personnes qui n’entrent pas dans ces critères, notamment pour les 150 000 personnes « tolérées » qui vivent en Allemagne.

 

Le retour volontaire plutôt que l’expulsion

Thomas de Maizière, ministre fédéral de l’Intérieur : « Pour tous ceux qui n’ont aucune perspective de rester en Allemagne, le départ volontaire est une meilleure solution que l’expulsion » © picture alliance/dpa Agrandir l'image (© picture alliance/dpa) « J’en appelle au discernement et à la raison », a déclaré le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière. « Pour tous ceux qui n’ont aucune perspective de rester en Allemagne, le départ volontaire est une meilleure solution que l’expulsion ».

En effet, « s’ils ne saisissent pas cette opportunité d’une aide au retour volontaire, il ne restera que l’expulsion. Le bon fonctionnement de notre système de droit d’asile ne peut être garanti que si le droit est appliqué de manière systématique ».

 

Des garde-fous

Le bon fonctionnement du système de droit d’asile requiert une application stricte du droit, y compris en cas de rejet de la demande d’asile et d’expulsion © picture alliance/dpa Agrandir l'image (© picture alliance/dpa) Pour éviter les abus, les aides au retour du programme StarthilfePlus ne concernent les ressortissants que d’un nombre restreint de pays. Les personnes originaires des Balkans occidentaux, par exemple, en sont exclues. De plus, les candidats au retour ne toucheront ces aides que s’ils sont démunis.

A.L.

 

Plus d’informations :

Ministère fédéral de l'Intérieur (en allemand)

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