Bilan positif pour l’exercice commun des forces policières et militaires

10 mars 2017

Le ministre fédéral de l’Intérieur Thomas de Maizière et la ministre de la Défense Ursula von der Leyen ont tiré un bilan positif du premier exercice anti-terroriste effectué conjointement par les forces policières et militaires de la Fédération et des Länder. D’autres entraînements communs sont d’ores et déjà prévus.

L’Allemagne est l’un des pays menacés par le terrorisme international, a déclaré le ministre fédéral de l’Intérieur. Il est donc indispensable d’être prêts à y faire face. « La population est en droit d’attendre de nous, la Fédération et les Länder, que nous y soyons préparés », a-t-il poursuivi.


Un cadre juridique clairement défini

Premier entraînement de la Police avec la Bundeswehr dans un souci d’unir leurs forces dans la lutte contre le terrorisme © dpa Agrandir l'image (© dpa) La Cour constitutionnelle fédérale a fourni un cadre juridique très clair à ce premier exercice commun de la police et de l’armée en Allemagne. Les interventions de la Bundeswehr sur le territoire allemand sont en effet régies par l’article 35 de la Loi fondamentale. En vertu du droit constitutionnel, la Bundeswehr est autorisée, en dehors des mesures d’entraide technique et logistique et dans des conditions restreintes, à assumer des tâches de puissance publique en apportant son soutien aux forces de police pour garantir une réaction efficace lors d’événements particulièrement graves, notamment en cas d’acte terroriste. Les forces armées sont alors placées sous le commandement général de la police et agissent conformément au droit relatif au maintien de la sécurité publique en vigueur dans chaque Land.

Bilan positif pour les deux ministres

Un soldat et une policière en patrouille lors de l'exercise "GETEX" le 9 mars 2017 à Murnau  © dpa Agrandir l'image (© dpa) Le ministre fédéral de l’Intérieur s’est montré satisfait : l’exercice a permis de constater le bon fonctionnement des canaux de communication mais a révélé la nécessité de raccourcir les processus décisionnels. Aux yeux du ministre, il est donc indispensable de renouveler l’expérience.



La ministre fédéral des la Défense Ursula von der Leyen et le ministre de l'Intérieur de la Bavière Joachim Herman avec des officiers de police et de la Bundeswehr lors de l'exercice "GETEX" © dpa Agrandir l'image (© dpa) Mme von der Leyen s’est, elle aussi, félicitée de la tenue de cet exercice dit « de simulation sur table » et de la forte participation des Länder. Le Bade-Wurtemberg, la Rhénanie du Nord-Westphalie, la Bavière, la Sarre et le Schleswig-Holstein y ont en effet activement pris part.

La ministre de la Défense a tout particulièrement souligné trois points :

Tout d’abord, l’expérience acquise dès la phase de préparation, qui a duré de six mois, s’est révélée extrêmement bénéfique, notamment en matière de chaîne d’alerte et de structures de commandement.

Ensuite, le temps de réaction, trop long le premier jour de l’exercice, a pu être sensiblement réduit dès le deuxième jour.

Enfin, le soutien de la Bundeswehr a été requis en particulier dans les domaines suivants : pour l’identification et le désamorçage des dispositifs piégés, la demande de véhicules protégés, notamment d’ambulances, ainsi que la prise en charge des blessés et la protection des biens.

Convaincus de l’efficacité de tels exercices, les Länder participants ont eux aussi exprimé leur souhait de voir ce type d’entraînement reconduit.

Situation au 9 mars 2017

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