Sigmar Gabriel en Italie : une Europe plus courageuse

1 mars 2017

Après sa visite à Vienne, Sigmar Gabriel a survolé les Alpes et poursuivi son voyage en direction du Sud : il s’est rendu ce lundi à Rome où l’attendaient Paolo Gentiloni, le premier ministre italien, et Angelino Alfano, le ministre italien des Affaires étrangères. Les entretiens que le ministre fédéral a menés à Rome étaient importants à plusieurs points de vue et non seulement en raison des relations particulières existant entre l’Allemagne et l’Italie.

Le ministre fédéral des Affaires étrangères Sigmar Gabriel avec son homologue italien Angelino Alfano © photothek.net Agrandir l'image (© photothek.net) Il y a soixante ans furent signés au Palazzo dei Conservatori situé sur la colline du Capitole en plein cœur de Rome des traités qui devaient jeter les fondements de l’Union européenne. En apposant dans ce magnifique palais de la Renaissance leur signature au bas de ce qu’on appelle « les Traités de Rome », les représentants des États du Benelux, de la France, de l’Italie et de l’Allemagne instauraient deux institutions : la Communauté économique européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique.

« Quel est l’avenir de l’Union européenne ? »: telle était la grande question à l’ordre du jour des entretiens du ministre allemand des Affaires étrangères avec ses interlocuteurs italiens ce lundi à Rome. Confrontée au brexit, à la montée du populisme et aux divergences de vues en matière de migrations et de politique financière, la politique européenne commune doit relever des défis considérables.

MM. Gabriel et Alfano au ministère italien des Affaires étrangères © photothek.net Agrandir l'image (© photothek.net) La Villa Farnesina, le plus grand édifice existant en Italie, est le siège du ministère italien des Affaires étrangères. Cette imposante construction datant des années trente renferme à la fois des sarcophages de l’Antiquité et des tapisseries de la Renaissance et retrace de manière impressionnante toute l’histoire européenne commune avec ses périodes d’ombre et de lumière. C’est dans ce cadre que Sigmar Gabriel et son homologue italien Angelino Alfano ont eu des entretiens approfondis sur les moyens de développer l’Europe.

 

« Les Européens doivent s’aider les uns les autres »

Le ministre Sigmar Gabriel avec le Premier ministre italien Paolo Gentiloni © photothek.net Agrandir l'image (© photothek.net) Les deux ministres des Affaires étrangères se sont accordés à dire que l’Europe avait besoin de solidarité et qu’il fallait défendre sa cause avec enthousiasme. « Les Européens doivent s’aider les uns les autres, aussi bien dans le domaine du chômage des jeunes que de la politique migratoire », a déclaré Sigmar Gabriel lors de la conférence de presse conjointe avec son homologue italien Angelino Alfano. Le ministre allemand a poursuivi en disant que les partenaires européens devaient agir de manière solidaire, tant pour faire face à la situation économique critique qui règne dans nombre de pays d’Europe du Sud que pour relever le défi engendré par l’arrivée de centaines de milliers de réfugiés en Europe.

Évoquant les Traités de Rome il y a soixante ans, Sigmar Gabriel a lancé un appel en faveur de plus d’optimisme et de détermination. Il a expliqué qu’à l’époque, les dirigeants politiques des pays dévastés par la guerre avaient certainement dû avoir beaucoup plus de peine à convaincre leurs peuples de coopérer avec des voisins qui, quelque temps auparavant, étaient encore leurs ennemis. « Il n’y a aucune raison de ne pas être aussi courageux aujourd’hui » a affirmé le ministre fédéral en ajoutant qu’il était plus important que jamais de plaider avec détermination en faveur de la coopération européenne : « Dans le monde de demain, même les grands pays comme l’Allemagne ou l’Italie, n’arriveront plus à se faire entendre s’ils parlent seuls. »

 

« Il n’y a aucune raison de ne pas être aussi courageux aujourd’hui »

À l’issue de sa rencontre avec Angelino Alfano, Sigmar Gabriel a traversé le Tibre pour rejoindre le Palazzo Chigi, la résidence officielle du Premier ministre italien. Dans ce magnifique palais du XVIe siècle, le ministre allemand a eu un entretien en tête à tête avec Paolo Gentiloni, le Premier ministre italien, qui a porté essentiellement sur la coopération au sein de l’Union européenne.

Situation au 28 février 2017

© Ministère fédéral des Affaires étrangères