À Vienne et Rome, Sigmar Gabriel plaide pour une Europe unie

28 févr. 2017

Lundi 27 février, le ministre fédéral des Affaires étrangères Sigmar Gabriel s’est rendu en Autriche et en Italie afin de rencontrer ses homologues Sebastian Kurz et Angelino Alfano. Les discussions ont essentiellement porté sur l’avenir de l’Europe. Pour être audible dans le monde, l’Europe doit parler d’une seule voix, ont souligné le ministre allemand et son collègue autrichien.

Coopérer sur le thème des réfugiés et de l’immigration

Le ministre fédéral Sigmar Gabriel avant son départ pour Vienne © Kjer/photothek.net Agrandir l'image (© Kjer/photothek.net )

« Rarement auparavant, nous avions vu autant de forces centrifuges affecter simultanément l’Union européenne, à la fois de l’intérieur et de l’extérieur », a déclaré M. Gabriel avant son départ pour l’Autriche et l’Italie, ajoutant qu’il souhaitait examiner avec ses collègues à Vienne et Rome comment renforcer la cohésion et la viabilité de l’Europe dans le monde de demain. Il sera inévitable pour cela d’aborder des thèmes controversés : « Cela ne marchera que si nous parvenons à trouver un terrain d’entente aussi sur des questions difficiles telles que la gestion de la crise des réfugiés et de la crise migratoire, et si nous réussissons à adopter des compromis solides », a prévenu le ministre allemand.

Il est important que les Européens parlent d’une seule voix

SigmarGabriel et son homologue autrichien Sebastian Kurz © Kjer/photothek.net Agrandir l'image (© Kjer/photothek.net )

À Vienne, M. Gabriel a d’abord rencontré le chancelier fédéral autrichien Christian Kern puis le ministre des Affaires étrangères Sebastian Kurz. Il s’est montré satisfait de ses entretiens qu’il a qualifiés d’agréables. L’Allemagne et l’Autriche ont toutes deux la même conception de ce qui fait l’Union européenne, a-t-il précisé. Personne ne perd de sa souveraineté nationale avec l’Union européenne, au contraire : les États tirent de la souveraineté européenne commune un bénéfice dont ils seraient privés individuellement. C’est pourquoi il est d’autant plus important de faire cause commune en Europe. « Nos enfants et petits-enfants ne parleront d’une seule voix dans le monde que si cette voix est européenne », a insisté le ministre.

Après Vienne, le ministre se rend à Rome

À l’issue de ses entrevues à Vienne, Sigmar Gabriel a poursuivi son voyage en direction de Rome pour y rencontrer le ministre des Affaires étrangères italien Angelino Alfano.

© Ministère fédéral des Affaires étrangères