Les femmes et les métiers de l’informatique

17 févr. 2017

L’Université technique de Berlin © TU-Pressestelle/ Dahl Agrandir l'image (© TU-Pressestelle/ Dahl) Friederike Fischer n’a jamais été particulièrement fan d’ordinateurs. Mais la jeune femme de 23 ans aimait déjà les mathématiques au lycée. Après son bac, elle ne savait toutefois pas vers quelles études s’orienter. Elle a fini par choisir le cursus d’informatique technique à l’Université technique de Berlin. Un choix inhabituel : « Au premier semestre, nous n’étions que 5 filles sur une promotion de 100 étudiants. » 

Friederike Fischer se spécialise actuellement en robotique. En Allemagne, les femmes comme elle sont encore rares. Peu de bachelières envisagent de travailler dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC). Conséquence : en 2015, les entreprises de TIC allemandes ne comptaient que 15 % de femmes parmi leurs employés. Elles sont aussi sous-représentées dans la création de start-ups.

 

Un besoin urgent de jeunes informaticiennes

Rares sont les femmes à faire des études d’informatique alors que les perspectives de carrière dans ce secteur sont excellentes en Allemagne © picture alliances/dpa Agrandir l'image (© picture alliances/dpa) Les perspectives de carrière en Allemagne, site de hautes technologies, sont excellentes. Quelque 40 000 postes y sont actuellement à pourvoir dans le domaine des TIC. Il y a donc un besoin urgent de jeunes professionnelles. Cependant, la part de femmes décidant de suivre des études d’informatique n’augmente que lentement. Elles représentent actuellement 25 % des inscrits pour un premier semestre dans un tel cursus. Par ailleurs, certaines étudiantes choisissent sciemment un cursus sans étudiants masculins. En Allemagne, six cursus en rapport avec l’informatique s’adressent exclusivement à des femmes. L’École supérieure de technique et d’économie (Hochschule für Technik und Wirtschaft) à Berlin accueille l’un d’eux. Elle souligne qu’aucune connaissance préalable en TIC n’est nécessaire pour s’inscrire à ce cursus. 

 

Comment faire pour que cela change ?

Depuis des années, le monde politique, les instituts de recherche et les écoles prennent des mesures pour attirer davantage de jeunes femmes vers ces carrières. Il existe des initiatives nationales telles que Komm, mach MINT destinée à promouvoir les mathématiques, l’ingénierie et les sciences naturelles, ou des réseaux professionnels comme Femtec. L’organisation interprofessionnelle Bitkom a également lancé le projet Role Models. « L’objectif est d’encourager les jeunes femmes à opter pour une carrière dans les TIC en mettant en lumière les réussites de créatrices d’entreprise, de consultantes, de chercheuses et de spécialistes du numérique », explique un porte-parole. 

Ute Mayer et Thuy Le du"Rails Girls Berlin", un réseau de bénévoles, propose ainsi des ateliers de programmation gratuits pour les femmes © picture alliances/dpa Agrandir l'image (© picture alliances/dpa) Le manque de connaissances préalables, par exemple en programmation, est aussi l’une des raisons pour lesquelles beaucoup de femmes n’osent pas faire ce type d’études même si elles sont bonnes en mathématiques et en logique. C’est pourquoi de nombreuses initiatives sont nées pour essayer de les décomplexer. Le Rails Girls Berlin, un réseau de bénévoles, propose ainsi des ateliers de programmation gratuits pour les femmes. Les places sont prises d’assaut. « Et de nouvelles  initiatives voient sans cesse le jour, surtout à Berlin », se réjouit Laura Laugwitz, l’une des formatrices.

Situation au 15 février 2017

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