Le numérique, l’avenir de l’UE et la défense au menu du Conseil européen

19 oct. 2017

La chancelière Angela Merkel à son arrivée à Bruxelles pour le Conseil européen © dpa Agrandir l'image (© dpa) Développement d’un marché unique du numérique, réforme de l’Union européenne (UE), politique commune de défense, politique étrangère, migrations : le Conseil européen, qui réunit les 27 chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne à Bruxelles, aborde jeudi et vendredi des thèmes essentiels pour l’avenir de l’UE.

 

Économie numérique : vers une stratégie commune

Le numérique sera l’une des priorités. Trois semaines après leur sommet informel de Tallin, les 27 entendent fixer des priorités pour une stratégie commune. L’objectif est de favoriser l’innovation, la croissance et l’emploi.

La création d’un marché unique du numérique est l’une des priorités de l’Union européenne © dpa Agrandir l'image (© dpa) Au programme figurent la numérisation de l’administration, la création d’un cadre législatif unique pour l’économie numérique (marché unique du numérique), y compris en ce qui concerne l’imposition de l’économie de l’Internet, et le développement d’infrastructures de réseaux rapides (5G) et compatibles entre eux dans les différents pays. Enfin, les 27 entendent adopter un plan d’action pour renforcer la sécurité. Il concernera la cybersécurité, l’économie des données ou encore les plateformes en ligne.

 

Un nouvel agenda pour l’UE

L’ambition d’un « nouvel agenda » pour l’Union européenne sera un deuxième chapitre important de ce Conseil européen. Après les discours marquants du président français, Emmanuel Macron, et du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, sur l’avenir de l’UE, les 27 discuteront des moyens de rendre l’UE plus efficace et plus rapide.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, « entend établir des documents – 'Decision Notes' – mettant à plat les divergences sur un dossier donné » afin de faciliter la discussion politique. En cas d'échec des discussions le président du Conseil préconise de « décider s’il convient ou non de faire une autre tentative, ou si la seule manière d’avancer est une coopération renforcée entre les pays volontaires ». La méthode, censée renforcer la cohésion de l’Europe, doit permettre de trancher sur des sujets sensibles comme les migrations et la réforme de la zone euro.

De leur côté, la chancelière Angela Merkel et le président Macron ont déjà exprimé leur volonté d’œuvrer ensemble à l’approfondissement de l’UE et de la zone euro.

 

Progrès sur la politique commune de défense

Avancées sur la politique européenne en matière de sécurité et de défense © dpa Agrandir l'image (© dpa) Des avancées concrètes sont également attendues de ce Conseil européen sur la politique commune de sécurité et de défense. Les 27, après avoir créé un nouvel instrument, la Coopération Structurée Permanente (PESCO), entendent passer à l’étape suivante : l’élaboration et la mise en place de projets concrets.

La PESCO va rendre la politique commune de sécurité et de défense plus contraignante : les États membres intéressés devront s’engager à mettre en place les projets de défense retenus en commun, par exemple l’achat groupé d’un avion de chasse. Elle concernera cinq grands domaines : les dépenses de défense, le développement des capacités, l’amélioration des capacités de déploiement des forces multilatérales, le comblement des lacunes existantes en matière de capacités et le recours à l’Agence européenne de la défense pour les grands projets d’acquisition.

Le gouvernement allemand, qui avait été à l’origine de ce resserrement de la coopération sur la défense avec la France, l’Italie et l’Espagne, soutient ces évolutions. Il vient d’ailleurs d’adopter un texte qui va permettre à l’Allemagne de participer à la PESCO.

A.L.

 

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Office de presse et d'information du gouvernement fédéral (en allemand)

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