L’Allemagne, championne des études scientifiques

13 sept. 2017

L’Allemagne est le pays de l’OCDE qui forme proportionnellement le plus d’étudiants en sciences, mathématiques, technologie et informatique. Avec 37 % de diplômés en 2015, elle dépasse de loin la moyenne (25 %) des 35 pays que compte l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). C’est l’un des enseignements de la dernière édition de l’étude Regards sur l’éducation, publiée mardi.

 

Regards sur l’éducation de l’OCDE

« Ce rapport de l’OCDE est porteur de bonnes nouvelles pour le site de haute technologie qu’est l’Allemagne », a souligné la ministre allemande de l’Éducation et de la Recherche, Johanna Wanka.

La dernière édition du rapport de l’OCDE « Regards sur l’éducation » a été dévoilée mardi © dpa Agrandir l'image (© dpa) Il faut dire que Berlin a mené ces dernières années une politique très volontariste pour encourager les jeunes à s’orienter vers les filières scientifiques et techniques. L’industrie allemande a besoin de bras et de cerveaux. Les débouchés y sont particulièrement nombreux pour les jeunes.

Dans les universités et les écoles professionnelles, on constate donc un engouement pour les maths, l’informatique ou encore les sciences et technologies. Selon l’OCDE, c’est en Allemagne que les bacheliers s’orientent le plus souvent vers ces filières : ils sont 40 % à s’y inscrire, contre 27 % en moyenne dans l’OCDE.

L’Allemagne est le pays de l’OCDE qui forme proportionnellement le plus de diplômés en sciences, mathématiques et informatique © dpa Agrandir l'image (© dpa) Seule ombre au tableau, la proportion d’étudiantes scientifiques (28 %) est légèrement plus faible en Allemagne que dans le reste de l’OCDE (30 %). Un pacte réunissant 240 partenaires issus de la politique, de l’économie et de la science vient d’être signé pour encourager les jeunes femmes à embrasser, elles aussi, ces carrières.

 

Une articulation efficace entre études et marché du travail

Plus généralement, la nouvelle édition de Regards sur l’éducation pointe les forces et les faiblesses des 35 pays membres de l’Organisation. Ses auteurs relèvent que, bien souvent, c’est la transition entre les études et le marché du travail qui pose problème.

La formation professionnelle est un autre grand atout de l’Allemagne : l’insertion des jeunes sur le marché du travail s’en trouve nettement facilitée © dpa Agrandir l'image (© dpa) Mais pas en Allemagne. Le système allemand est loué, au contraire, pour la qualité de sa formation professionnelle. Dispensée le plus souvent en alternance, celle-ci facilite l’insertion des jeunes : 86 % des jeunes adultes dotés d’une qualification professionnelle ont un travail. Le taux de chômage des 25-34 ans est le plus faible de l’OCDE (4,2 %). Et le nombre de jeunes de 20 à 24 ans sans formation a chuté depuis l’an 2000.

À l’heure actuelle, l’Allemagne ne compte plus que 10,8 % de jeunes sans emploi, ni formation. C’est l’un des taux les plus faibles de l’OCDE. Simultanément, le pays a connu la plus forte hausse du nombre de jeunes entreprenant des études supérieures. En dix ans (2005-2015), leur proportion a fait un bond de 43 % à 63 %. Ici aussi, les pouvoirs publics ont mené une politique volontariste visant à développer l’offre de places d’études.

Du côté des points positifs, l’étude relève encore la forte proportion de jeunes enfants accueillis au jardin d’enfants (la quasi-totalité des 3-5 ans est concernée). Elle soulève aussi quelques faiblesses : des dépenses éducatives moindres (4,3 % du PIB) que dans l’OCDE (5,2 % en moyenne) au détriment des écoles primaires et du soutien individuel aux enfants les plus défavorisés, un destin scolaire encore très dépendant de l’origine sociale et une formation tout au long de la vie encore insuffisante pour les adultes.


A.L.

 

Plus d’informations :

OCDE (en allemand)

Ministère fédéral de l'Éducation et de la Recherche (en allemand)

Office de presse et d'information du gouvernement fédéral (en allemand)

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