Ensemble contre les trafiquants d’armes et les passeurs : prolongation de l’opération Sophia de l’UE

28 juil. 2017

Le Conseil de l’Union européenne a décidé, le 25 juillet, de proroger jusqu’au 31 décembre 2018 le mandat de l’opération Sophia menée par l’UE. Le Bundestag allemand avait décidé dès le 29 juin de maintenir la participation des forces armées allemandes jusqu’au 30 juin 2018. La marine allemande et ses partenaires européens luttent ensemble en Méditerranée, au large des côtes libyennes, contre les passeurs et les trafiquants d’armes et s’acquittent de l’obligation de secours maritime qui leur incombe en vertu du droit international.

 

Sophia, un volet d’une stratégie globale européenne

Des soldats allemands participent au sauvetage en mer de migrants dans le cadre de l’opération de l’UE en Méditerranée (image d’archives) © dpa/picture-alliance Agrandir l'image (© dpa/picture-alliance)

L’opération Sophia constitue un volet d’une stratégie globale de l’UE. Outre la lutte contre les réseaux de passeurs, elle s’attaque aussi aux

causes structurelles des flux de migration irrégulière par la Méditerranée dans les pays d’origine et de transit. L’Allemagne continuera de s’engager dans ce contexte et participera également à l’avenir, aux côtés de ses partenaires européens, à l’EUNAVFOR MED Opération SOPHIA.

 

La lutte contre les passeurs toujours au cœur de la mission

Des réfugiés à bord de la frégate « Schleswig-Holstein » (image d’archives) © dpa/picture-alliance Agrandir l'image (© dpa/picture-alliance) Les filières criminelles organisent leur modèle économique autour du sauvetage en mer par les différents acteurs. Sur des embarcations surchargées, non navigables et très mal équipées, elles mettent des milliers de personnes en danger. L’essentiel de l’opération reste donc d’essayer de démanteler le modèle économique des réseaux de passeurs en Méditerranée.

En outre, l’UE soutient les garde-côtes libyens. Ces derniers doivent être en mesure de sauver des personnes en mer, conformément au droit international et aux normes internationales. De plus, l’un des objectifs de l’opération Sophia est de mettre en œuvre, en haute mer, l’embargo des Nations Unies sur les armes à l’encontre de la Libye. Elle contribue donc également à stabiliser le pays.

 

Sauvetage en mer de plus de 41 000 personnes

Depuis le lancement de l’opération Sophia en juin 2015, et jusque fin juillet 2017, les hommes et les femmes à bord des bateaux de l’opération Sophia ont ainsi secouru plus de 41 000 personnes. L’Allemagne y participe depuis le début.

 

Coopération à tous les niveaux

Une corvette allemande sur le point de quitter le port pour participer à l’« Opération Sophia » (image d’archives) © dpa/picture-alliance Agrandir l'image (© dpa/picture-alliance) L’opération commandée par le vice‑amiral italien Enrico Credendino sera également chargée à l’avenir de recueillir des informations sur le trafic de biens et de pétrole. Elle partagera encore davantage d’informations avec les autorités répressives des États membres, EUROPOL et FRONTEX. L’enjeu consiste également à assurer un meilleur suivi de l’efficacité de la formation.

 

Lire aussi :

Discours du ministre fédéral des Affaires étrangères Sigmar Gabriel devant le Bundestag allemand au sujet de la motion du gouvernement fédéral sur « La poursuite de la participation des forces armées allemandes à l’EUNAVFOR MED Opération Sophia » (2 juin 2017 ; en allemand)

Situation au 27 juillet 2017

© Ministère fédéral des Affaires étrangères