Sigmar Gabriel de nouveau à Washington : le partenariat transatlantique profite aux deux parties

19 mai 2017

Offrir une sécurité commune dans un univers en crise. Assurer des centaines de milliers d’emplois grâce à une coopération économique étroite. Préserver une amitié de longue date. Les bonnes raisons de s’engager en faveur du partenariat euro-américain ne manquent pas. C’est pourquoi Sigmar Gabriel a effectué ce mercredi 17 mai son deuxième déplacement aux États-Unis depuis sa nomination aux Affaires étrangères. Au sortir d’un entretien avec son homologue Rex Tillerson, le chef de la diplomatie allemande s’est dit satisfait : « C’était un excellent entretien ! »

 

Une situation gagnant-gagnant au lieu d’un jeu à somme nulle

À l’issue de son entretien avec son homologue Rex Tillerson, Sigmar Gabriel a déclaré : « C’était un excellent entretien ! » © Thomas Köhler/photothek.de Agrandir l'image (© Thomas Köhler/photothek.de ) Les quelque 670 000 emplois créés grâce aux investissements allemands aux États-Unis sont parlants : les échanges économiques entre les deux pays n’ont rien d’un jeu à somme nulle qui se limiterait à se faire concurrence sur les marchés pour trouver des débouchés. Au lieu de cela, les deux côtés de l’Atlantique sortent gagnants de ce système commercial ouvert et fondé sur des règles. Lors de ses entretiens avec le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, et avec le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, Sigmar Gabriel a donc plaidé en faveur du maintien de l’ouverture des marchés.

 

Assumer une responsabilité commune

Les nombreux foyers de crise de par le monde, de la Syrie à la Corée du Nord en passant par l’Ukraine, sont une autre raison pour l’Europe et les États-Unis de se rapprocher encore. Car dans un monde interdépendant, les répercussions de crises présumées locales se ressentent à l’échelle planétaire. Qu’il s’agisse du changement climatique ou du terrorisme, ces défis concernent la communauté internationale dans son ensemble. Afin d’y trouver des solutions, l’Europe et les États-Unis doivent assumer une responsabilité commune. L’entretien de Sigmar Gabriel avec son homologue américain sur ces thèmes a duré deux fois plus longtemps que prévu initialement. Concernant des sujets tels que l’Ukraine, la Syrie, l’Iraq ou la Russie, les responsables politiques avaient sur bien des points la même opinion des défis et de la façon de les gérer. En ce sens, cet entretien a été très utile, a résumé le ministre allemand à l’issue de la rencontre.

 

Une Europe forte dans l’intérêt des États-Unis

La veille de son départ pour les États-Unis, Sigmar Gabriel avait souligné au cours de la Conférence germano-américaine à Berlin qu’une Europe forte et unie était donc dans l’intérêt des Américains. Il avait néanmoins estimé qu’il appartenait à l’Europe de prendre l’initiative. Cela implique de s’émanciper également dans le domaine de la politique de sécurité, avait-il souligné, avant de poursuivre : et si l’Europe a un retard à combler concernant son pouvoir de coercition, le « hard power », la partie américaine ne doit pas perdre de vue pour autant l’importance de son pouvoir de persuasion, le « soft power ». Car en préservant cet équilibre et en répartissant équitablement les charges, on peut être sûr, de part et d’autre de l’Atlantique, de ceci : « les États-Unis et l’Europe sont plus forts ensemble ».

 

Lire aussi (en allemand et anglais) :

Sigmar Gabriel avant son départ aux États-Unis et au Mexique (communiqué du 17 mai 2017)

Discours du ministre fédéral des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, à l’occasion de l’ouverture de la conférence « The Marshall Plan and its legacies - Towards a strong transatlantic partnership » (16 mai 2017)

Relations bilatérales entre l’Allemagne et les États-Unis

Les relations transatlantiques

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