Peu d’exemptions au salaire minimum

28 mars 2017

Un peu plus de deux ans après son entrée en vigueur, au 1er janvier 2015, la loi sur le salaire minimum protège l’immense majorité des salariés allemands. Les exemptions légales, encore possibles jusqu’à la fin de l’année, sont très peu utilisées, révèle une étude de la Fondation Hans-Böckler.

Les catégories de rémunération prévues par les conventions collectives en vigueur en Allemagne au 1er janvier 2017 © CIDAL/ A. Lefebvre Agrandir l'image (© CIDAL/ A. Lefebvre) Selon ses auteurs, 94 % des catégories de rémunération encadrées par des conventions collectives (le salaire minimum s’applique automatiquement pour les autres) respectent le montant du salaire minimum, soit actuellement 8,84  de l’heure.

Sur les 6 % restants, 2 % utilisent les exemptions prévues par la loi jusqu’à la fin de l’année 2017. Mais les conventions collectives de ces branches offrent en général des salaires proches du salaire minimum légal : 8,75  de l’heure pour l’industrie de la viande et la blanchisserie, 8,60  de l’heure dans l’agriculture, la sylviculture et l’horticulture mais avec une augmentation prévue à 9,10  en novembre 2017. Le secteur de la livraison de journaux affiche, lui, un salaire minimum de 8,50 .

 

Le salaire minimum dynamise les faibles rémunérations

Chez les fleuristes, quatre conventions collectives sur dix prévoient un salaire inférieur à 8,84 euros de l’heure. Des négociations sont en cours © picture alliances/dpa Agrandir l'image (© picture alliances/dpa) Néanmoins, 4 % des conventions collectives offrent une rémunération inférieure au salaire minimum non prévue par la loi. Cela concerne une partie des secteurs de la coiffure, de la fleuristerie, de la boucherie-charcuterie et de l’hôtellerie-restauration. Dans certains cas, des négociations salariales sont en cours. Dans le cas contraire, la loi primera.

La Fondation Hans-Böckler, proche des syndicats, estime donc le bilan satisfaisant. « Le salaire minimum légal est efficace comme plancher salarial », commente Reinhard Bispinck, directeur des archives tarifaires de l’Institut des sciences économiques et sociales (WSI), membre de la Fondation Böckler. Il provoque l’effacement des rémunérations contractuelles trop faibles, et il contribue ainsi à dynamiser les rémunérations.

Selon la Fondation Hans-Böckler, 87 % des conventions collectives allemandes prévoient un salaire d’au moins 10  de l’heure, et 15 % d’au moins 20 . Dans la métallurgie, la chimie, la banque, le secteur principal de la construction, la confiserie et les entreprises privées de traitement des déchets, 100 % des salariés bénéficient d’un salaire d’au moins 10  de l’heure.

A.L.

 

Plus d’informations :
WSI/ Fondation Hans-Böckler (en allemand)

© CIDAL