L’Afrique en point de mire : sommet du G20 sur l’Afrique

13 juin 2017

Avec une conférence organisée à Berlin les 12 et 13 juin 2017 dans le cadre de la présidence allemande du G20, les grandes économies mondiales entendent créer de nouvelles possibilités de favoriser une croissance économique durable, l’investissement et la stabilité en Afrique. L’objectif est une initiative qui, au lieu de parler de l’Afrique, parle avec l’Afrique.

Lancer de nouvelles possibilités d’investissement

« L’Afrique est très visible ces joursci à Berlin », a déclaré le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel. La chancelière fédérale Angela Merkel a invité, les 12 et 13 juin, des représentantes et représentants de pays africains à Berlin à une conférence intitulée « G20 Africa Partnership: Investing in a Common Future » (Partenariat G20 Afrique, investir dans un avenir en commun).

G20 Africa Partnership : Investing in a Common Future © dpa Agrandir l'image (© picture alliance/dpa) Cette conférence est l’occasion pour les partenaires d’explorer de nouvelles possibilités d’investir sur le continent africain et de s’accorder sur de nouvelles incitations susceptibles de stimuler l’investissement privé, des investissements durables dans les infrastructures publiques et la participation économique grâce à l’emploi. Figurent par ailleurs à l’ordre du jour des initiatives destinées à renforcer l’utilisation par les femmes et les filles des technologies d’information et de communication. Et puis, le partenariat du G20 avec l’Afrique vise à soutenir l’accès à un approvisionnement énergétique vert en Afrique grâce aux énergies renouvelables.

Le développement économique et la croissance démographique en Afrique ont de plus en plus de répercussions à l’échelle mondiale, sur le continent européen voisin ainsi qu’en Allemagne. C’est la raison pour laquelle le gouvernement fédéral a fait de l’Afrique l’une des priorités de sa présidence du G20. Il se mobilise dans le cadre du partenariat du G20 avec l’Afrique pour renforcer la stabilité politique et économique en Afrique. L’enjeu consiste également à minimiser les causes profondes des migrations irrégulières et de promouvoir l’appropriation africaine.

« Plus de points communs, un engagement plus fort »

Cette semaine, l’Afrique joue également un rôle important au ministère fédéral des Affaires étrangères. En marge de la conférence, Sigmar Gabriel a en effet rencontré dans un premier temps son homologue malien Abdoulaye Diop, d’autres entretiens à haut niveau étant prévus ensuite.

Sigmar Gabriel et son homologue malien Abdoulaye Diop © Kjer/photothek.net Agrandir l'image (© Kjer/photothek.net ) Le ministre allemand juge cet échange important : « Si nous voulons exploiter les chances que le continent africain peut offrir à ses habitants et nous offrir à nous, Européens, […] il faut en faire davantage. Il faut plus de points communs, un engagement plus fort et, surtout, une meilleure coopération entre l’État et la société. »

« Welcome Africa – Köln meets Kenia »

L’art donne ici l’exemple à la politique : ce lundi 12 mai, une rencontre musicale organisée au ministère fédéral des Affaires étrangères a mis l’accent sur les liens entre l’Europe et l’Afrique. « Welcome Africa – Köln meets Kenia », tel était le titre du concert estival donné ensemble par le fondateur du groupe BAP, Wolfgang Niedecken, et le chanteur kényen Eric Wainaina.

Tous deux sont connus non seulement pour leur musique mais aussi pour leur engagement social : avec son organisation d’aide à l’enfance World Vision, Wolfgang Niedecken a lancé un programme d’aide aux anciens enfants soldats au Congo, et Eric Wainaina s’engage, lui, notamment dans le cadre du programme national kényen d’éducation citoyenne.

Lire aussi (en allemand) :

« Des ponts entre l’Europe et l’Afrique »

Le gouvernement fédéral au sujet de la conférence africaine du G20

 

Situation au 12 juin 2017

© Ministère fédéral des Affaires étrangères